Welcome

Bienvenue sur le blog des deux flics les plus déjantés de Los Angeles !
Vous trouverez ici le premier chapitre de leurs aventures.
Si vous souhaitez lire la suite, laissez-moi un message !

Texte Libre

chapitre X (2)

Un soldat débaroula dans la cour, venant de l’aile sud de la forteresse. Il se mit à gueuler en rom. Tepes traduisit au flic :

- les ottomans ont fait une perçée dans la muraille et pénètrent dans le château ! J’dois aller les repousser !

- Ok ! Vas-y ! J’te r’trouve là-bas, j’vais récupérer quelques bricoles dans ma piaule !

Le prince roumain lui lança un regard complice accompagné d’un clin d’œil.

Elvis, de retour dans sa carrée, ouvrit son sac et en préleva les ceintures de grenades, les deux Uzi ainsi qu’une dizaine de chargeurs. Il en engagea un dans chaque boîte à pilules et sortit, un tu-tues dans chaque pogne.

Il allait contourner l’angle d’un couloir lorsqu’une vive altercation mélangée à de furieux bruits de ferraille lui parvint aux esgourdes ! Il s’arrêta net, ne passant que la tête afin de visualiser ce qu’il en était.

Vlad était aux prises avec une poignée de turcs sur le poing de l’envoyer ad-patrès.

Le flic arma ses joujoux et entra dans la danse ! Il déboula du couloir, comme au ralenti, en chantant une chanson française qu’il avait entendu quelques années auparavant, en France, d’un certain Serge Gainsborough croyait-il.

- Couches-toi ! gueula-t-il à Tepes, ce que fit le valaque sans réfléchir ! Elvis appuya simultanément sur les deux anneaux de détente en fredonnant : j’fayes di twous, di p’tits twous, toudjours di p’tits twous !

Un boucan d’enfer vrilla les tympans du prince. Celui-ci resta plaqué au sol, même quand le bruit de la mitraille fut achevé. Lorsqu’il releva la tête, il vit ses assaillants raides morts et baignants dans leur sang ! L’affaire n’avait pas duré plus de dix secondes.

- Une nouvelle fois tu me sauves la vie ! Ca d’vient une habitude on dirait ?! Fais voir ? demanda-t-il à Hann en zyeutant les fusils mitrailleurs.

- Belles pièces ! Et balançant beaucoup plus de dragées qu’le 44 ! dit-il.

J’crois qu’au lieu d’discutailler on f’rait mieux d’aller prêter main forte à tes loulous ton altesse ! lui répondit le lieutenant tout en rechargeant ses distributeurs de cachous.

A peine étaient-ils arrivés à hauteur de la brèche qu’Elvis vit Vlad s’y précipîter et à nouveau tout défoncer sur son passage !

- Attila n’était qu’un nain à côté d’ce mec ! pensa Hann.

 

La bataille faisait rage aux pieds de la citadelle. Les troupes ottomanes étaient en surnombre par rapport aux forces roumaines déployées, mais celles-ci redoublaient de férocité et de hargne, causant de plus lourdes pertes au sein de l’armée turque. Le prince donnait ses ordres tout en ferraillant, enjambait les corps tombés à ses pieds,  faisait tournoyer sa rapière au-dessus de lui tout en envoyant une massue à la rencontre d’un crâne enturbanné qui éclata non pas de rire mais plutôt comme un melon trop mûr ! Les ottomans reculaient devant tant d’ardeur et de furie.

Hann restait stupéfait de voir la fougue qui émanait du valaque.

- Ce mec est vraiment très fort ! pensa-t-il, mais aujourd’hui sera son dernier jour de gloire !

 

Tout autour de Vlad les bras et les têtes volaient dans des gerbes de sang trempant le sol, l’imbibant de liquide vital. Malgré leur nombre, les turcs commençaient à s’essouffler, les roumains enfonçant leurs rangs, laissant derrière eux une mer de corps mutilés et exsangues.

Un commandant ennemi fondit sur Dracula, éperonnant son cheval en levant son cimeterre !

L’apercevant, le prince s’empara d’une lance plantée dans le torse d’un guerrier mort, cala la hampe dans le sol et dirigea le fer vers le cavalier, celui-ci venant s’embrocher sur l’arme, la pointe acérée pénétrant à hauteur du sternum et ressortant entre les omoplates ! Le choc fut si rude que l’ottoman resta suspendu dans les airs, la lance restant fichée en terre !

Se relevant, le voïévode aperçut Hann et, levant le bras, lui envoya un signe de victoire.

- Quitte à avoir du matos, autant s’en servir ! pensa le flic. Il empoigna les ceintures de grenades, les installa sur ses endosses puis se dirigea vars la lourde porte principale. Il sortit son magnum ( mais nooooon, pas le bâton glacé, andouille !) et déssouda le jénissaire qui se ruait sur lui en hurlant, le sabre à la main. Le projectile mortel l’atteint en plein front, lui faisant exploser la boîte crânienne ! Le bruit de l’arme ainsi que le résultat obtenu fit déguerpir les potes du turc qui lui collaient au derche !

Cherchant Tepes du regard, Elvis l’aperçut en mauvaise posture, entouré de soldats le menaçant de leurs lances et faisant cercle autour de lui !

Hann décrocha une grenade d’un des chapelets, la dégoupilla et la lança en direction des ottomans. Il cria à Vlad :

- casses-toi d’là, ça va gicler ! en lui faisant comprendre avec de grands gestes.

Le prince pigea directos et profita d’une ouverture pour décaniller et se jeter à terre au moment où une forte explosion résonnait derrière lui !

- Restes au sol ! lui intima Elvis qui envoya deux autres fruits de la mort sur la gueule des turcs ! En moins de vingt secondes, le valaque fut débarrassé de ses assaillants. Il se redressa et salua son sauveur en s’inclinant. Son armure rougie par le sang, étincelait au soleil ! Hann le vit courir jusqu’au corps suspendu du commandant ottoman, trancher la lance d’un coup de rapière et emporter le corps sur ses épaules en se dirigeant vers la citadelle, puis il le perdit de vue.

 

Elvis, ne sachant que faire des deux ceintures de grenades restantes, les déposa sur le sol en un tas compact et rentra au château. En se retournant, il vit une poignée de muslims qui couraient dans sa direction, prêts à le découper en rondelles ! Il tira une bastos dans le tas de grenades à l’instant précis où les turcs le contournaient ! Ils prirent aussitôt un ticket pour le paradis des baffreurs de loukoums !

-Strike ! s’écria le poulet en courant vers l’intérieur de la citadelle dont la porte se referma sur ses pas.

 

Mehmet II commençait à douter de l’issue de la bataille. Les roumains, possédanr de nouvelles armes puissantes et dévastatrices, semblaient être maître du terrain. Les troupes restées en arrière attendaient l’ordre imminent de rentrer dans la mêlée. La tension était palpable et l’inquiètude des hommes légitime. Les chevaux, nerveux, piétinnaient des sabots en hénissant, secouant la tête de bas en haut, faisant voler leurs crinières, tout comme les gisquettes de la pub pour l’Oréal ! Des trompettes se mirent à sonner, annonçant que le moment fatidique était arrivé !

La première vague de centaures se mit en marche, lentement et en rangs serrés, suivie par les fantassins, les archers quant à eux restant sur place afin de dégager le chemin devant leurs potes.

 

Une nuée de dards, pareille à un nuage, s’envola en direction du château, mais ne rencontra que la pîerre des murailles et les boucliers levés des assiégés.

L’affaire se présentait mal pour les ottomans, ceux-ci stoppant leur avançée à la moitié du parcours.

Le sultan enfourcha son pur-sang blanc et se propulsa au devant de ses hommes, passant dans les rangs en hurlant à leur intention :

- Nous sommes supérieurs en nombre ! De quoi avez-vous peur ? Massacrez-moi ces chiens d’infidèles, qu’on en finisse !

Les soldats, remotivés par le discours de leur chef, poussèrent un immense cri qui fila des frissons dans le dos d’Elvis ! La marée humaine reprit sa marche, imposante, les hommes faisant corps avec leurs montures, les lances baissées, annonce d’une charge fatale pour tous ceux qui se trouveraient sur leur route !

 

Tout à coup, un chant étrange,venu de nulle part, monta de la plaine. L’armée d’El-Fathi sembla se figer sur place. Puis les cavaliers descendirent de leurs chevaux, les fantassins déposèrent leurs armes et tous, y compris le sultan, se prosternèrent face contre terre !

 

Hann regarda sa toquante, il était 17h, l’heure de la prière ! Il aperçut Vlad, revêtu de l’armure du commandant turc, occit par ses soins, qui profitait de l’aubaine pour tenter de s’infiltrer en loucedé dans le camp ennemi ! il le vit pénétrer dans l’une des tentes du campement marquée aux armoiries de la sublime porte.

Les archers roumains se tenaient prêts, arcs tendus, attendant un geste de leur chef. Celui-ci réapparut avec la tête tranchée d’un jénissaire ! C’était le signal ! La lumière du jour commençait à décliner doucement. Elvis fouilla dans ses poches, en sortit deux fusées éclairantes qu’il fit partir au dessus du champ de bataille, immédiatement suivies par une pluie de flèches qui monta vers le ciel et s’abattit sur le tapis de culs ottomans, en clouant les trois-quart sur place !

 

Tepes, ayant récupéré un cheval, fonça dans le tas, tranchant des membres, fendant des crânes en deux, semant la mort et la panique parmi les turcs déboussolés, affolés de voir l’un des leurs devenu fou !

Mehmet II, le flanc percé d’un dard, regagna sa tente aidé par quelques uns de ses hommes qui avaient échappé au carnage.

- Sonnez la retraite ! gueula El-Fathi, repliez-vous ! ce que firent les survivants sans qu’on est à leur dire deux fois !

 

Le roi soleil déclinant un peu plus faisait s’allonger les ombres des milliers de morts qui constellaient la plaine devenue charnier à ciel ouvert.

 

Dracula se tenait sur un promontoire, non loin de la citadelle, contemplant le paysage morbide qu’avait façonné cette journée de tumulte et de fureur. Le voïévode savourait cette nouvelle victoire sur le conquérant turc. Une fois de plus il avait interdit l’accès de l’occident à ces impies ! Il se voyait déjà, reçu par Matthias Corvinius, le roi hongrois, ce dernier l’honorant d’une nouvelle distinction. Cette agréable pensée fut dispersée par une douleur vive qui lui laboura le flanc. Il porta la main à son côté et la ramena couverte de sang…Le sien !

Se retournant, il vit cinq soldats armés de lances qui le menaçaient !

- Imbéciles que vous êtes ! Je suis votre prince ! joignant le geste à la parole, il retira le cimier qui le coiffait, révélant son abondante chevelure. Rien n’y fit ! Les soudards passèrent à l’attaque !

Malgré plusieurs blessures, Vlad trucida trois de ses agresseurs. Le quatrième ne résista pas beaucoup plus longtemps et finit par mordre l’herbe rougie, le buste d’un côté, la tête d’un autre, les jambes, quant à elles, parcoururent quelques mètres avant de s’effondrer en contrebas du talus.

 

Le dernier des combattants paraissait plus déterminé à en découdre, esquivant, feintant, semblant jouer avec le prince au jeu du chat et de la souris, cherchant à le fatiguer, comme le fait le toréro jouant avec le taureau une fois que les picadorès et les bandérilléros ont fait leur travail de bouchers en blessant la bête !

Tepes montrait des signes de faiblesse, le sang ruisselant le long de ses flancs, de ses bras et de ses multiples plaies, la respiration haletante et saccadée. Puis, titubant, il tomba à genoux, la tête baissée. Reprenant son souffle, il s’adressa à son ultime adversaire :

- Qui est-tu donc, toi qui va pouvoir te glorifier de m’avoir vaincu ?

Le guerrier en armure mit les mains de chaque côté de son heaume, le souleva et le déposa à terre. Les regards des deux hommes se croisèrent. Seulement à cet instant, le valaque sut que son exécuteur ne retirerait aucun honneur du geste qu’il s’apprêtait à commettre.

Passant une main par-dessus son épaule, celui-ci attrapa la poignée de l’épée qu’il portait en bandoulière. Il sortit la longue lame de son fourreau, la saisit à deux mains et la tendit devant lui.

- TOI ! Mon ami !

- Je t’ai pourtant bien dit que nous n’étions pas amis ! Et surtout que je finirai par te tuer ! tout en prononçant ces paroles, le chevalier leva le katana tranchant au dessus de sa tête et d’un coup puissant trancha celle de Vlad qui alla rouler un peu plus loin ! Un geyser de sang jaillit du corps décapité, éclaboussant l’armure de Hann, tandis que ce qui restait du valaque s’affaissait dans l’herbe.

- Cette fois s’en est bien finit « mon cher » ! déclara Elvis trempé de sueur. Se tournant vers l’Est, face au camp ottoman, il souleva la tête sans vie par les cheveux et la porta à bout de bras en hurlant : DRACULA !

Un immense cri de joie monta de la plaine, les turcs faisant ainsi entendre leur victoire sur le diable roumain. La silhouette de Hann se découpait dans le cercle rougeoyant du soleil. Cette image resterait à jamais gravée dans la mémoire du sultan Mehmet II. Il vit celui qu’il pensait être des leurs ramasser une lance, piquer la tête dessus puis la planter dans le sol, faisant signe d’un geste du bras de venir la chercher.

 

Le commandeur des croyants diligenta l’un de ses jénissaires qui courut jusqu’au promontoire et en revint, essoufflé, tenant à deux mains le sinistre trophée. El-Fathi contempla le visage exsangue du prince et lui envoya un jet de salive accompagné d’une gifle magistrale qui fit hurler de rire le reste de son armée !

 

Elvis, pendant ce temps, avait réintégré sa piaule. Il prépara vite fait , mal fait son sac, se ceignit de la ceinture récupérée sur le cadavre de Tepes, entra les coordonnées correspondant à son époque ainsi qu’à son appart’, regarda une dernière fois par la fenêtre de la chambre et enclencha le processus du retour vers le futur, à l’instant même où les forces turques prenaient possession du château, totalement déserté depuis l’annonce du trépas du voïévode.

Une petite troupe de soldats ottomans passait dans le couloir où se trouvait la turne de Hann au moment précis où ce dernier faisait le grand saut ! Ce fut la panique ! Les jénissaires couraient dans tous les sens en hurlant qu’ils devaient tous s’éloigner au plus vite de la demeure du « Sheïtan » !

Le lieutenant ne sut jamais qu’il avait semé un vent de terreur lors de son départ. Pour l’heure, il venait de faire son apparition devant son écran plasma toujours allumé !

-Bonjour la facture ! pensa-t-il en souriant.

- Ton père était pas vitrier qu’je sache ?! Tu m’bouches la vue merdeux !

Cette voix, Hann l’aurait reconnu entre mille !

- Bob ! le sergent était enfoncé dans le canapé, une canette de Bud dans la pogne droite et la zapette dans l’autre. Il se leva en se marrant et serra son filleul dans ses bras.

- Content qu’tu soyes là, fils !

- Tout pareil, ma poule ! lui répondit le « merdeux ».

- Alors ? Comment qu’t’as pu t’dépétrer de c’t’affaire ? le lieutenant lui narra dans les moindres détails les derniers instants du prince.

- Meeeerde ! s’écria Yates, tu lui as carrément coupé la boîte noire ?!

- Ouais ! Et ça a pas été facile, tu peux m’croire ! Mais fallait que j’le fasse !

- J’te comprends ! Dommage ! Y commençait presque à m’plair le va-la-queue !

- T’as raison ! embraya Hann, j’avoue qu’c’était un très grand bonhomme, mais aussi un énooooorme malade !

Bob reprit :

- d’après c’que nous en a dit Bottom, fallait des mecs vach’ment couillus comme cézigue pour tenir les locqu’teux d’son époque !

- J’vais t’dire, Vlad y d’vait s’sentir sacrément à l’étroit dans son string !

- Dis-donc ?! T’sais qu’ça t’va pas si mal qu’ça la cotte de mailles toi ?!

- A part qu’elle pue le raisiné caillé et la tripaille pas fraîche ! En plus c’est quand même pas aussi souple que du lycra ! Bon, ben j’vais prendre une douche et m’changer ! Z’avaient pas l’eau chaude et courante les gugusses du 15ème ! déclara Elvis qui récupéra son sac et fila droit vers la salle de bains.

 

Lorsque le beau gosse débaroula trois-quart d’heure plus tard, son parrain lui avait préparé du café et lui en tendait une tasse.

-J’suppose qu’tu dois en avoir envie ? dit Bob.

- Yes ma poule ! approuva le flic en se saisissant du récipient. C’est sympa les fruits et la flotte au p’tit dèj’, mais ça vaut pas un bon jus ! avoua-t-il en trempant les lèvres dans le liquide chaud et odorant.

- Huuuuummm ! Mais dis-moi il est super bon c’caoua ?!

- Ben quand j’ai vu qu’l’appart’ était nickel, et là j’t’avoue qu’j’ai failli tomber sur mon cul, j’ai toutd’suite été rach’ter une caf’tière ! claironna le sergent.

- Ca, vois-tu, c’est l’effet Tepes ! Il est passé un matin avec deux de ses grouillots qu’ont pas lésiné sur le coup d’serpillière ! s’exclama Hann, d’ailleurs c’est le même jour qu’t’as trouvé mon message codé ! J’te laisse, j’vais r’miser la quincaille au sous-sol !

- Vas-y, fils ! Tant qu’j’ai d’la mousse et la boîte à guignols, j’peut patienter l’temps qu’tu veux !

Le lieutenant attrapa son cabat à mitraille et descendit à la bath-cave. Il remisa ses flingues et sulfateuses dans l’armoire à arsenal, puis il sortit la ceinture voyageuse, la passa autour de sa taille, pianota sur le bracelet numérique et, après avoir saisit les poignées du sac, disparut en une seconde !

 

Le docteur JN Bottom était afféréà découper un gigot de quidam quand ses esgourdes se mirent à bourdonner ! Levant la hure, il chercha d’où provenait ce bruit et croisa le regard d’Elvis !

-Ah ! C’est toi mon garçon ! J’t’ai pas entendu arriver, enfin si, mais tes pompes font un drôle de boucan ! s’écria le tronçonneur de bidoche.

- C’est pas mes groles doc, c’est çà ! Hann lui désigna le serre-futal.

- C’est c’bidule qui fait un tintouin pareil ?!

- Exactly !

- Et ça sert à quoi donc ?

- Pour faire court, on peut dire qu’ça évite de choper l’mal de mer, ou de l’air !

- Noooooon ?! C’est la fameuse ceinture dont m’a parlé Mike ! Génial ! Tu l’as essayé ?

- Et comment ! lui répondit le beau gosse, et il lui raconta ses périgrinations dans le passé.

Bottom s’assit sur un tabouret et écouta avec une très grande attention le récit d’Elvis.

- Incroyable ! Te rends-tu compte de la chance que tu as ? Etre le spectateur d’événements historiques, les vivre en direct, c’est fabuleux !

- J’y ai même participé, doc !

- En plus ?! J’espère que tu n’as pas modifié le cours de l’histoire, sinon ça peut avoir des conséquences gravissimes ! Tu peux avoir agit carrément sur l’av’nir !

- Si c’était l’cas, on s’rait p’têt’ pas forcément icigo à tailler la bavette ?!

- Tout dépend de ton ou de tes actions !

- Rassures-toi doc, j’n’ai fait qu’être l’instrument plus ou moins passif de tout çà, mais il est vrai que ma p’tite participation a tout d’même changé légèr’ment les choses ! conclut Elvis.

Aïe ! s’écria Bottom.

- Pendant qu’j’y pense, j’t’ai ram’né un p’tit souv’nird’mon voyage temporel ! se penchant,Hann sortit du sac une boîte ronde qu’il offrit au légiste.

- Vas-y ! Ouvres ! dit-il à la vieillerie.

- Ooooooh ! Qu’elle délicate attention ! bêla l’antiquité.

- C’est l’originale ! lui lança le lieutenant.

Les mains tremblantes, le doc retira doucement le précieux contenu de la boîte afin de l’examiner de plus près.

Elvis vit deux larmes qui glissaient le long des joues creuses de Bottom.

- Ce sera la pièce maîtresse de ma collection ! déclara le fossile, pendant que j’m’occupe de mon « cadeau », m’expliqueras-tu comment tu t’y es pris ? demand-t-il au flic.

- Rien d’plus simple ! et Hann lui fit le rapport détaillé de ses péripéties ainsi que de sa dernière rencontre avec Dracula.

- Fantastique ! Tout bonn’ment fantastique mon garçon ! hurla JN Bottom, et de plus tu n’as entravé en rien le continuum espace-temps ! A part un ou deux détails certes importants, mais n’yant qu’une incidence mineure ! exulta le doc.

- Comment-çà ? questionna le lieutenant.

- Et bien tu vas te rendre compte que tous les évén’ments qui t’ont conduit à ce moment précis n’existent plus, ou pas, et ce, du fait de ton action il y a six siècles !

- Donc, si j’te suis, tout c’qui a déclenché c’tomb’reau d’fumier, l’empal’ment d’Bockey, les aut’ meurtres et tout l’toutim, à l’heure de maint’nant, ça n’est jamais arrivé ?! C’est çà ?

- Ben oui, c’est çà ! C’est dans ce sens que tu as modifié certaines choses lui confirma l’ancêtre.

- Ca, ça va pas faire plaisir à Grincheux ! déclara Elvis.

- Pourquoi ? s’étonna James.

- Passe que ça veut dire qui va falloir s’creuser les méninges pour coincer les pourris qu’le valaque avait dessoudé !

- Dans c’cas, bon courage fiston ! sourit Bottom, Ha ! Au fait, hier, ayant un peu de temps devant moi, je me suis amusé à mélanger, sur un papier, les lettres composant le nom de Dave Stepl et tu sais quoi ?

- Non, vas-y !

- Et bien quand tu les mets dans le bon ordre ça donne VLAD TEPES !

- On peut dire que le père Boom avait d’la suite dans les idées !

 

FLASH-BACK

 

Décembre 1971, désert du Mojave, laboratoire secret de Dan Y. Boom.

 

Un assistant du biologiste lui remet les résultats des analyses effectuées sur le crâne ramené de France :

 

-Le matériel génétique trouvé et analysé sur le crâne référencé : VT01, ne correspond nullement, après comparaison, à celui des ossements provenant de Snagov.

 

Relevant les yeux sur le laborantin, Boom lui demanda :

- vous êtes sûres de çà ?

- Tout à fait sûre, monsieur !

- Très bien, merci.

Cinq minutes plus tard, une détonation mettait définitivement fin aux travaux du savant fou.

 

Sur l’étagère où reposaient ses plus belles pièces de collection plongées dans le formol, James Neil Bottom  posa délicatement le bocal contenant la tête livide que lui avait offert Hann, et sur lequel il colla une étiquette où l’on pouvait lire :



                                     
”VLADISLAV III BASARAB- dit- VLAD TEPES”






                                                                          FIN

Hann and Yates L.A. cops

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus