Welcome
Bienvenue sur le blog des deux flics les plus déjantés de Los Angeles !
Vous trouverez ici le premier chapitre de leurs aventures.
Si vous souhaitez lire la suite, laissez-moi un message !
Ronald B. Dacier,ancien agent du FBI,devenu auteur de romans policiers comme pas mal de ses collègues d'ailleurs.Né en 1955 à Los Angeles,fils de policier petit-fils de
policier,bref,une vraie graine de poulet!
Entré en 1975 à Quantico, il sera reçu premier de sa promotion.
Son travail sur le terrain lui a permis de donner plus de véracité à ses écrits malgré un mélange de thriller,de fantastique et d'humour.
Bienvenue sur le blog des deux flics les plus déjantés de Los Angeles !
Vous trouverez ici le premier chapitre de leurs aventures.
Si vous souhaitez lire la suite, laissez-moi un message !
CHAPITRE II
I' m a légend
Pourtant, le lendemain, (donc mardi ! Ben oui, faut suivre, one more time !) le miracle dont avait parlé Elvis se produisit en la personne d’un angelino pure souche, un latino, pas très grand, rondouillard et trapu, arborant une moustache digne de Don Diego de la Vega.
Il était un peu tendu et mal à l’aise, il attendait, assis sur un banc, à côté du bureau d’accueil, que quelqu’un veuille bien s’intéresser à lui. Mais tous semblaient indifférents à sa présence.
Au bout d’une heure, il se leva et s’avança d’un pas timide et mal assuré vers le bureau de Hann
- Escoussez moi Sénior, mé çà fé oune heure qué yé souis là é personne né m’a démandé cé qué yé féssé ici !
-Et vous pensez que moi j’pourrai vous v’nir en aide ?
-C’ét-à-dire qué, l’otra noché, yé vou quèlqué chosse qui pourrait pét-être vous intéresser ! Une étincelle traversa le regard bleu acier d’Elvis.
-Je suis toute ouïe compadré ! Je sens que ce que vous allez me dire va effectivement m’intéresser au plus haut point!
- E bien woualà. L’autre soir yé sortais ma poubelle, commé tous les yours, quand yé entendou des cris qui vénaient dé la rouelle un pé plou loin. Yé été voir, plouss par couriossité qué par couradje é là yé vou dos hombres qui s’enguélaient, uno sourtout qui hourlait qu’il né voulé pas mourir, é lé truc dingo, c’ét qué l’otro typos lé téné par lé cou ( j’te rassure tout d’suite, malgré l’accent, c’est bien le cou !) en lé soulévant dé terre d’oune seulé mano ! E pouis y a ou oune couic ! Y el typo a fini dé gueuler !
Hann repensa à ce que lui avait dit J.N.Bottom
-Le costaud vous l’avez vu ? Vous pourriez l’décrire ?
-Aïe sénior ! Il féssait noché, mé yé vé essayé dé mé rappélé !
-C’est çà, amigo, faites fonctionner la carte mémoire !
-Yé penses qu’il dévait méssourer environ oune mètre quatre vingt dix, pas plouss, il avé lé chévés longs é bouclés, la couleur par contre dans lé noir…..Il avait aussi oune grandé moustatche, oune tarino dé bouzard, oune air terriblé, et sur lé dos oune grandé manteau mé la couleur…
-Ouais je sais dans le noir gna-gna-gna ! Et encore ,
-C’é tout, Ah si ! Yé rémarqué aussi sé bottes ! Pas dé santiags, ni dé mexicaines non, on aurait dit cé yenre dé bottes qué mettent lé cavaliers qui font du yumping !
-Vous êtes sûres que c’était pas des bottes indiennes, comme celles portées par les natives ?
-No sénior, c’é comme yé vous lé dis !
-Et ensuite ?
-Ensouite yé souis rentré à mi casa, Vous savé yé né m’occupé pas dé affaires dés otros, surtout quand elles sentent mauvé !
Une dernière question : pourquoi ne pas avoir appelé la police ce soir là ?
-Bah ! Si yé dévé vous appélé chaqué fois qué dos gringos sé foutent sur la gueule, c’é moi qué vous finiriez par mettre en taule !
-Ah-Ah ! C’est pas faux amigo, mais pourquoi venir aujourd’hui ?
-Cé matin yé souis rétourné dans la rouelle é là, y avé du sangré partout-partout, dés vêtéments aussi é c’é pour çà qué yé souis vénou vous voir ! Yé touché à nada !
-Vous vous appelez?
-Alvarez, Pedro Alvarez !
-Gracias, Pedro ! Si toutefois vous vous rappeliez un détail, voici ma carte. Ah ! Pendant qu’je vous tiens ! Si vous avez quelques minutes, j’aimerai vous mettre en relation avec l’agent chargé d’établir les portraits-robots, ça ne vous dérange pas ?
-bien sour qué no !
Hann fit un détour par le bureau du flic chargé de la confection de bobines crapuleuses,
-je sais qu’ça va pas êt’fastoche pour tézigue, mais y’m’faudrait un crobart d’un gus d’après les renseignements qu’va t’donner mon ami Pédro, tu peux m’arranger çà ?
-J’vais faire c’que j’peut lieutenant !
- Sympa mec ! A plus ! Encore muchas gracias, Pedro !
- Dé nada lieuténant ! Hasta luego !
Elvis gueula en direction du irish man :
- ramènes toi sergent, l’miracle a eu lieu !
-Merde ! Pas possible ! J’arrive ! Fais chauffer ta chignole !
Deux minutes plus tard, Bob casait son derche dans le siège baquet côté passager.
-D’où t’est ce qu’on va ?
-Chez les latinos !
-Olvera street ?
-Yes ma poule !
-Tu penses vraiment qu’c’est en relation avec notre affaire ?
- En tout cas, d’après c’que m’a raconté mon ami Pédro, l’un des deux gus qui s’fritaient dans l’impasse pourrait bien être l’assassin fantôme !
Elvis roula jusqu’à destination et s’arrêta à quelques mètres de la dite « rouelle ». Les deux policiers descendirent de voitures et se dirigèrent vers le cul de sac. Les traces d’une lutte violente étaient visibles un peu partout et une mare de sang maculait la chaussée.
- C’est sûrement icigo qu’il a dû s’faire couper l’sifflet ! intervint Hann. Des pièces vestimentaires étaient éparpillées à différents endroits. Yates se baissa afin d’examiner ce qui ressemblait vaguement à une chemise. Vue dans l’état dans lequel elle se trouvait, on aurait plutôt pensé à un tas de chiffons roulés en boule et trempé de sang. Le sergent la souleva délicatement à l’aide du stylo qu’il prit dans la poche de son futal.
- Pfiou ! Y’s’mouchait pas du coude pépère ! Si le diable s’habille en Prada, monseigneur des mouches à viande s’fringuait en Armani !
La veste, ainsi que le pantalon qu’ils trouvèrent un peu plus loin, portait également la même griffe. Hann mémorisait chaque mètre carré de l’impasse, retournant un papier gras par ci, localisant une tâche de sang sur un mur par là, en vrai limier qu’il était.
- Va falloir d’mander à Hudson de passer avec sa bande de ramasse-miettes ! J’crois qu’on leur a trouvé d’quoi grignoter pour un p’tit moment !
Une vingtaine de minutes after, le CSI débarquait ses valoches de matos et s’emparait du terrain.
- Salut Mike ! On a eu l’tuyau par un habitant du quartier. Vous allez avoir d’quoi bosser pendant un bout d’temps à mon avis !
- Hi ! On dirait qu’çà commence à bouger ! Heureusement car avec le peu d’indice récolté sur la première scène de crime c’était mal barré !
- Comme tu dis ! Au fait où en êtes vous avec le manuscrit ? Ca donne quoi ?
- Deux d’mes gars sont en train de plancher d’ssus. J’pense être en mesure de t’donner des nouvelles en fin de soirée !
- OK et merci ! Bonne bourre ! Tu viens Bob, on rentre au poulailler !
Sur le trajet qui les ramenait au commissariat central, ils n’échangèrent que quelques mots sans importance, Hann étant trop absorbé à se triturer les méninges. Le sergent savait que ce n’était pas la peine d’engager ne serait-ce que l’amorce d’une conversation avec son pote quand celui-ci réfléchissait. Il avait essayé, une fois, et s’était mangé un « Ta gueule ! » retentissant qui l’avait rendu sourd pendant cinq bonnes minutes. Depuis, chaque fois qu’Elvis se perdait ainsi dans cette sorte d’état second, chez Bob c’était black out !
Hann se rendit d’une traite à son bureau, sans prendre le temps de saluer ses collègues. Personne ne sembla s’en offusquer, tous connaissant l’humeur assez spéciale du lieutenant quand il affichait sa tronche renfermée qui indiquait comme un néon rouge sur son front « Faites pas chier ! ».
Assis depuis un quart d’heure derrière son desk, il se leva, se posta devant un tableau de verre et, à l’aide d’un feutre bleu, commença à gribouiller nerveusement, traçant des lignes obliques, toutes partant du nom du mafieux qui était inscrit en haut et au centre du tableau.
Sur la première ligne en partant de la gauche, Hann avait inscrit « Laurel Canyon park ». Sur la seconde, « meurtre par empalement ». « bottes du 15ème siècle » apparaissait maintenant sur la troisième et ainsi de suite jusqu’à ce que tous les éléments récoltés depuis la veille soient répertoriés sur le tableau. Elvis avait déposer sur ce support tout ce qui le préoccupait tant et, une fois son devoir d’écolier matérialisé, il fit une virée jusqu’au bureau de Yates.
- Dis voir ma poule, çà t’dirais qu’on aille s’en j’ter un derrière la cravate ?
- Justement j’y songeais ! Ca va mieux ? On peut t’parler ?
- Yes ma poule, j’ai vidé ma corbeille !Allez, en route sergent ! Il est temps de se reposer les méninges !
Ils se rendirent au Standard bar, sur Sunset Boulevard. Assis au fond de la salle, l’un en face de l’autre, les deux flics devisaient de choses et d’autres, devant un verre de jack Daniels on the rocks. Mais au bout de quelques minutes, la conversation s’orienta ostensiblement vers « le cas Bockey ». Ce fût Yates qui, le premier, prit la parole :
-C’qui m’chagrine dans cette putain d’enquête vois-tu, c’est qu’un bordel comme celui là n’est pas attiré plus l’attention.
Tu m’diras pas qu’à c’t’heure de la nuit, y avait pas d’aut’ clampins qu’ton mexicain qu’aurait vu ou entendu des trucs étranges ? En trente ans d’carrière j’ai jamais connu un binz pareil !
-j’te comprends ma vieille, mais tu sais, parfois il faut savoir laisser du temps au temps, laisser décanter, attendre que d’autres éléments, tels les maillons d’une chaîne, viennent s’emboiter les uns aux autres et là ! Crac ! Bon sang, mais c’est, bien sûr !
- Ouais, ben j’envie ton optimisme, parce que celle là d’affaire, mes avis qu’on est pas prêt d’en voir la fin !
- Sois pas fataliste ma poule ! Et puis p’têt que le prochain meurtre nous en apprendra d’avantage !
- Hum ! Tu penses vraiment qu’l’aut dingue va remettre çà ? Tu crois pas plutôt qu’c’est un règlement de compte un peu spécial ?
- Si c’était le cas, ceux qui l’ont buté en auraient retiré une certaine gloriole, donc l’auraient fait savoir par l’intermédiaire des médias. Or, t’as vu comme moi qu’aucun vautour ne planait au d’ssus de la scène de crime, pas une plume, zéro ! Non, j’penses qu’on a bel et bien à en découdre avec un super taré ! Et tu peux m’croire que c’est p’têt lui qui a déclaré la guerre, mais c’est sûrement pas lui qui va la gagner !
En fin d’après-midi, les tuniques bleues revinrent à la charge
-Elvis ? Mike !
-Ouais! Alors, quoi d’neuf ?
- Figures-toi que le manuscrit est un parchemin qui daterait du quinzième siècle, tout comme les bottes ! Incroyable non ? Et là d’ssus mes gars sont formels ! Ils ont fait et refait les analyses, toujours le même résultat !
-Pas la peine que j’me casses les noix à rappeler les musées, j’me doutes qu’ils n’ont pas imprimé de parchemin ces derniers six cents ans ! Ma vache ! De plus en plus épais l’brouillard ! J’dois avouer qu’il est du genre coriace et vachement fûté le lascard ! Au fait ! Vous avez réussi à décrypter le baragoin qui est écrit d’ssus ?
-D’après ce qu’il en ressort il s’agirait de roumain !
-Non ?! Mais qu’est ce que c’est qu’ce zimbrèque ? Du roumain et pourquoi pas du javanais aussi ? J’te jures, y en a qui s’amuse à nous faire chier jusqu’à la garde ! On fait d’jà pas des métiers faciles mais alors là çà dépasse tout ! Et çà voudrait dire quoi ce charabia ?
- Je suis une légende !
- Et en plus il a l’melon pépère ! Hudson conclut :
- attendons qu’il redonne de ses nouvelles, ce qui ne devrait trop tarder avec ce genre de malade !
Hann raccrocha.
- C’est çà, attendons qu’il remette Lecouvaire à nouveau ! pensa t’il, perplexe.
Là j’refais une pause. Ben ouais, j’suis pas une machine, j’ai besoin de repos, de café ! J’reviens, promis ! Fais comme pour le premier
chapitre ! Non mais là t’es chiant ! J’vais pas passer tout mon temps à te l’dire ?! Si ? Et merde…Changes de page!
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||